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Younousse Sankharé: “Si j’avais voulu quitter Bordeaux…”

Younousse Sankharé ne vit pas une saison de tout repos chez les Girondins de Bordeaux. Si le milieu de terrain a dû faire face aux nombreux remous qu’a vécu le club au scapulaire, il n’a pas non plus été épargné. Discret dans les médias, l’ancien joueur de Guingamp et du LOSC a décidé de rompre le silence et de livrer ses vérités à Foot Mercato. Entretien.

Foot Mercato : Vous êtes plutôt discret dans les médias en général. Cette saison, beaucoup de choses se sont dites à votre sujet. Vous sentiez qu’il était nécessaire de prendre la parole aujourd’hui…

Younousse Sankharé : Il faut rétablir certaines choses car beaucoup de choses ont justement été dites. Moi de mon côté, j’écoutais, je regardais. C’est dommage que les journalistes disent des choses et qu’ils ne viennent pas voir la personne concernée.

FM : Tout d’abord, revenons quelques mois en arrière lors du départ de Jocelyn Gourvennec, le coach qui vous a fait venir à Bordeaux. Cela vous a-t-il affecté ?

YS : J’ai été déçu. Mais c’était le choix du club. Moi, je pense que tous les joueurs ont été derrière le coach. Vu que les résultats n’ont pas suivi, le premier visé était le coach. Oui, j’ai été très déçu.

FM : Ce n’était pas juste selon vous ?

YS : Je ne suis pas là pour dire si c’est juste ou pas. C’est le haut niveau, c’est comme ça. Quand il n’y a pas de résultats, le coach est le premier ciblé dans ce genre de situation. C’est lui qui a payé par rapport aux résultats obtenus.

FM : Quand Gourvennec a été remercié, Jérémy Toulalan a, dans la foulée, quitté le club après avoir résilié son contrat. À ce moment-là, on a dit que vous aussi vous souhaitiez partir du club au scapulaire. Y avez-vous vraiment pensé ?

YS : Je ne sais pas pourquoi on m’a associé à Jérémy Toulalan à ce niveau-là. Si j’avais voulu quitter Bordeaux, je l’aurais dit tout simplement. Je suis un grand garçon. Je serais allé voir le club et j’aurais réclamé mon départ. Jérémy Toulalan et moi, nous n’avons pas la même carrière, ni le même âge. Imaginez que je dise que je veux partir. C’est très simple, je serais allé voir le club, j’aurais fait un communiqué de presse. Ça n’a pas été le cas. Le coach (Gourvennec) a été licencié. J’ai été très déçu. Mais footballeur est mon métier. Il y a des hauts, il y a des bas. Il fallait que je continue, du moins que je termine l’année.

FM : Une fois cet épisode terminé, vous avez de nouveau fait parler début mars. Vous étiez absent du groupe car malade et certains ont douté de cela…

YS : C’est vrai qu’il y a une fois où j’ai été malade et pour le coup j’étais vraiment malade. Et il y a d’autres fois où moi-même je n’ai pas compris. Donc ces questions-là il ne faut pas les poser à moi mais à la direction.

FM : Ça vous agace toutes ces choses, pas forcément positives, qui sortent à votre sujet ?

YS : Je n’emploierais pas le mot “agacé”. Je dirais juste que je suis surpris de la tournure des événements car comme vous l’avez dit au début de l’interview, je ne suis pas quelqu’un qui parle beaucoup aux médias, qui m’expose beaucoup. J’ai été étonné de la tournure des choses. Dire que je suis malade à chaque fois alors que je suis là…C’est comme ça…

Sankharé concentré sur la fin de saison avec Bordeaux
FM : “Le coach a parlé de changements avant le match. Mais c’est toujours la même équipe qui démarre”. Ces propos que vous avez tenus au sujet de Gustavo Poyet ont fait couler beaucoup d’encre. Ont-ils été mal interprétés ?

YS : Très mal interprétés. La question était super simple et j’ai répondu de manière super simple. Dans la semaine, le coach avait fait une interview où il avait expliqué qu’il y aurait du changement. On me pose ensuite une question avant le match afin de savoir s’il y aura du changement. J’ai répondu que les mêmes joueurs avaient démarré les matches à deux joueurs près. Donc j’ai dit qu’il n’y avait presque pas de changements comme ce sont les mêmes joueurs qui avaient joué. Peut-être que je m’exprime mal, mais moi ça me semblait clair. Si les journalistes attendaient plus de changements, quatre ou cinq joueurs, ce n’était peut-être pas la vision du coach. Moi je ne m’attendais à rien du tout. J’ai simplement répondu à une question. Je n’ai voulu blessé personne et j’ai un immense respect pour le coach.

FM : Justement, quelle relation entretenez-vous avec Gustavo Poyet ?

YS : On a une relation professionnelle. Il a son équipe à faire. Je ne suis pas forcément tout le temps dedans. Mais néanmoins, je reste concentré, j’essaye de répondre présent quand il fait appel à moi.

FM : Comment jugez-vous votre saison à Bordeaux ?

YS : Sur un point de vue individuel, c’est une saison compliquée parce qu’il y a eu du changement. J’ai fait un bon début de saison, j’étais en forme. Quand les résultats étaient moins là, j’étais moins bien. Mais sur l’ensemble des matches, j’ai donné tout ce que j’avais à donner sur le plan individuel. J’ai fait ce que j’avais à faire. On est dans un sport collectif donc forcément quand les résultats sont moins bons et que je marque moins de buts, on me pointe du doigt, on parle de mauvaises prestations, etc…Avant je n’étais pas forcément meilleur, c’est juste que je marquais des buts, que j’étais plus décisif. Mais si on regarde bien à chaque match j’ai des occasions. C’est une année compliquée, mais si vous regardez en termes de matches, de buts, de statistiques et de ratio, je ne suis pas à plaindre même si j’aurais pu faire mieux c’est certain (5 buts et 1 passe décisive en 25 apparitions-16 titularisations en Ligue 1).

FM : Collectivement, quel regard portez-vous sur l’année des Girondins ?

YS : Il y a eu un moment où on a pêché en terme de résultats. Donc ça a été difficile à gérer. Il reste cinq matches. Il faut aller le plus haut possible. Maintenant, même si on n’a pas toujours eu de bons résultats et qu’on a eu une série négative, il ne faut pas oublier qu’on est à 4 points du cinquième (Rennes a 47 points, Bordeaux est 10ème avec 43 points). On n’est pas aussi largué que tout le monde le disait. Il y a une fin de saison intéressante. Il faut gagner les matches comme on l’a fait lors des deux journées précédentes.

FM : Comme cela a été dit, vous avez énormément fait parler de vous cette saison. Est-ce que cela pourrait vous amener à avoir une réflexion sur votre situation personnelle en fin de saison ?

YS : On fera les comptes à la fin de la saison. Moi, j’ai encore trois ans et demi de contrat. Je suis heureux à Bordeaux. On verra ce que la direction va me dire à l’issue de la saison. Après, on en discutera. Pour l’instant, ce n’est pas le moment. Je suis concentré sur les derniers matches.

FM : La possible vente du club influera-t-elle sur votre décision ?

YS : Je n’y pense pas du tout. Pour le moment, on n’a pas plus d’information que ça. Comme vous, on lit et on entend ce qu’il se dit. Au sein du club, on n’a pas plus d’information que ça.

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