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VIDEO. Position sur la démocratie, Ismaila Madior Fall ou le revirement à 180°. Regardez !

Que l’homme sait se métamorphoser au fil du temps par rapport à l’environnement qui s’offre à lui. Du mauvais au bon climat, l’être humain a ce pouvoir de s’adapter à la nature afin de pouvoir y survivre. « Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements », disait Charles Darwin.

Le phénomène politique semble faire une belle figuration de cette réalité dont aiment se targuer les humains, sur les autres créatures dont l’on se croit être les plus intelligents. Les premiers hommes ont dû maîtriser le feu, le bétail, la culture, développer le langage, etc. …

Les premières grandes civilisations se sont chargées d’imaginer l’écriture, la spiritualité, la loi, les villes, la démocratie, la philosophie, etc.. Le XVIIIe siècle, a inventé l’égalité, la nation etc. …Le XXe siècle a créé tous les fondements d’un système universel (l’ONU, l’Unesco, le FMI, etc.). Mais, il a également dû poser des verrous incompressibles (CPI) sur les pires atrocités humaines (crime contre l’humanité).

Au Sénégal, la politique a pu créer des politiciens de déshonneur qui ne donnent aucune importance de leur passé, de leur position d’antan, qui était parfois marquée par le sceau de la sincérité et de la sagesse. Ou du moins au Sénégal, les politiciens ont pu créer une politique ou le revirement, la vicissitude, le mensonge, la virevolte et la pirouette, sont les grandes qualités qui désaprouvent notre sincérité dans notre action quotidienne de la gouvernance politique.

« La démocratie ce n’est pas la loi de la majorité (Non !). La démocratie, la loi de la majorité est une définition dépassée de la démocratie. La démocratie, c’est la loi de la majorité qui tient compte de la volonté de la minorité », disait l’actuel ministre de la justice sur les plateaux de la télévision « Mourchid TV », il y a seulement quelques années, alors grand défenseur de la démocratie et sa « bonne applicabilité« .

Mais, il ne se limitait pas à cette belle peinture faite à la démocratie normative, car notre éminent constitutionnaliste, le garde des sceaux est allé au-delà de cette simple définition. Il faisait part de propositions : « On doit améliorer nos textes, y inclure cette donne où la loi de la majorité tient compte de la volonté de la minorité pour éviter d’avoir cette majorité absolue qui vote toutes les lois. On doit organiser nos textes pour que la majorité parlementaire ne puisse rien faire sans l’apport de l’opposition… ».

Et pourtant, le brillant constitutionnaliste d’hier, ministre de la justice et garde des sceaux d’aujourd’hui, a assisté à une plénière, ce 19 avril 2018, qui n’a donné aucune importance à l’avis de l’opposition lors de laquelle plénière, les députés de la majorité ont voté une loi, figurez-vous, sans débat. Ne prenant pas ainsi en compte l’avis de l’opposition, ni donner de l’importance à leurs avis.

Comment a-t-il pu accepter qu’une loi passe à l’hémicycle, sous son magistère sans qu’il y ait eu des débats de fond ?

Par rapport aux valeurs et aux principes que l’architecte des termes « réformes consolidantes et réformes déconsolidantes », défendait hier,  monsieur le ministre de la justice, Ismaila Major Fall  devait avoir une posture qui allait plus l’honorer, peut être lui donner résolument une place dans le Panthéon des grands hommes avec la belle mission de gardien du temple cette fois.

Mais c’est dommage de n’avoir, en Afrique, que des ministres qui prennent la couleur des partis au pouvoir une fois nommés. Pour finir l’on retient ceci : « La différence entre le politicien et l’homme d’Etat est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération », citation que nous empruntons de James Freeman Clarke.

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