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Serey Dié : “Je suis un homme heureux”

S’il est aujourd’hui un footballeur de haut niveau, Serey Dié a dû traverser une période d’adolescence très difficile pour en arriver là. A l’âge de 14 ans, en 1998,  il intègre son premier centre de formation. Mais la structure fait faillite. Il est alors contraint d’errer dans les rues d’Abidjan pendant plusieurs années pour exercer un petit commerce afin de survivre.

« Je vendais plein de trucs comme de la cigarette et du pain aux feux rouges », avoue-t-il.

En 2006, à l’âge de 22 ans, deux années après le décès de son père, Serey s’envole pour la Tunisie où il rejoint le club de l’EOG Kram. Mais non payé par ses dirigeants, il décide de rompre son contrat et galère de nouveau.

« Je m’entraînais les matins et je faisais la plonge le soir dans les restos », dit-il.

Très courageux, Serey Dié qui n’est s’est jamais laissé déstabiliser a finit par trouver un accord avec le club algérien de l’ES Sétif en 2007. Sa carrière décolle enfin. Repéré par le FC Sion, il est enrôlé par le club suisse et découvre ainsi l’Europe. Plus tard, il évoluera dans un autre club suisse, le FC Bâle et au VFB Stuttgart (Allemagne).

Sélectionné pour la Coupe du Monde 2014, Serey Dié a versé des larmes lors de la rencontre Côte d’Ivoire – Colombie. Le joueur était bouleversé à l’idée de disputer son tout premier mondial avec son pays.

« Je suis quelqu’un de très émotif. Ma vie a toujours été difficile, j’ai pensé à mon père qui était décédé depuis 2004, j’ai pensé aussi à ma vie de galère, a-t-il déclaré. Je ne pensais pas que j’allais être ici un jour, que j’allais jouer un jour pour mon pays, cette émotion m’a envahie. J’ai lutté (contre les larmes) mais je n’ai pas pu. Je ne pensais pas que ça pourrait m’arriver mais c’était plus fort que moi », explique Dié.

Vainqueur de la CAN 2015, Serey Dié est aujourd’hui un homme comblé. Parti de la misère, il est devenu un élément incontournable en sélection comme en club. Et il se montre fier.

« J’ai rendu ma maman heureuse. Je peux mourir, je suis un homme heureux », soutient-il.

Source: ami-sportif.ci avec eurosport

Source: www.afriquesports.net

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