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Sports

Rétro: Le jour où la CAF l’a obligé à se déshabiller pour prouver sa féminité !

La joueuse de football équato-guinéenne Genoveva Añonma raconte comment la Confédération Africaine de Football (CAF) l’a obligé à se déshabiller pour qu’elle prouve qu’elle était bien une femme.
Elle avait l’habitude de supporter les insultes et les suspicions que les gens portaient quant au fait qu’elle soit une femme.
Durant quatre ans, elle a ignoré ces accusations, mais elle était loin de se douter de ce qui allait lui arriver à la suite du Championnat d’Afrique féminin en 2008.


Inscrivant le but de la victoire devant le public équatoguinéen et alors que son pays devenait la première équipe autre que le Nigéria a remporté le tournoi, Añonma aurait pu savourer son rêve.
Au lieu de cela, sa vie s’est transformée en un véritable cauchemar.
Doté d’un physique impressionnant et faisant preuve de véritables performances techniques sur le terrain, elle suscite les interrogations chez ses adversaires qui l’accusent d’être un homme.
Alertée, la Confédération Africaine de Football a sans doute choisi l’une des méthodes les plus  »humiliantes » pour établir le sexe d’Añonma.


« Ils m’ont demandé d’enlever tous mes vêtements devant des responsables de la CAF et de l’équipe de Guinée équatoriale, » se souvient-elle. « J’étais vraiment bouleversée, mon moral était au plus bas et je pleurais. C’était totalement humiliant, mais avec le temps j’ai su y faire face. »
L’histoire de cette femme de 27 ans ( à l’époque) force le respect, elle, qui s’est battue pour pouvoir exercer sa passion qui est le football.
« Lorsque j’avais cinq ans, dans mon village les filles me rejetaient car je voulais simplement jouer au football donc j’avais plutôt l’habitude de jouer avec les garçons », dit-elle.


« Mon père vivait dans une autre ville avec une autre femme et ma mère ne voulait pas que je joue au football. Elle voulait que je fasse des études, que je devienne maitresse d’école ou que j’aide les enfants. Au final, je suis allée vivre chez mon oncle. Il m’a amené à la ville où j’ai pu étudier et jouer au football. « 
Alors que son histoire a fait les gros titres, Añonma a préféré s’adresser directement aux médias pour faire taire les accusations concernant son sexe.
« On m’accuse d’être un homme car je suis rapide et forte, mais je sais que je suis une femme », conclut-elle.

 

 

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