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Matar Diokhané sur Imam Ndao: “il partage les convictions d’Al Qaida”

Présumé bras armé de Boko Haram au Sénégal, Matar Diokhané s’est défendu des accusations contre lui, ce lundi. Dans ses déclarations, il est revenu sur ses relations avec Imam Ndao, son co accusé.

“J’ai connu Imam Ndao à Kaolack. C’était à l’époque où j’étudiais. Nous avions une maison là-bas. J’ai commencé à fréquenter son daara. Je priais derrière lui à la mosquée et j’avais l’habitude d’écouter ses prêches. A chaque fois où je revenais au Sénégal, j’allais le voir. Il a un discours convaincant et humain. Ses propos m’ont beaucoup forgé. Imam Ndao ne savait pas grand-chose de mes actes. Je ne lui ai jamais offert d’argent. Ni du Sénégal ni depuis le Nigéria, même s’il prend en charge mon fils. Il ignorait tout de moi. Même ceux qui revenaient du Nigéria n’avaient pas entendu parler de l’imam Ndao comme étant ce sage avec qui je voulais les mettre en rapport”, a-t-il expliqué.

Le projet d’attentat qui visait les Français
Dans la même lancée, il souligne que l’imam Ndao a les mêmes convictions qu’Al Qaida sur la nécessité d’appliquer la charia. La seule différence, précise le prévenu, “leur manière d’y parvenir”. Diokhané, s’est aussi expliqué sur les accusations d’installer une cellule terroriste au Sénégal.

“J’aime beaucoup la religion et la charia. J’en discute beaucoup. J’ai reçu, en message, un document qui parlait de projet d’établissement d’un Etat islamique qui vise les Français au Sénégal. Je ne rappelle pas de tout son contenu. Le projet regroupait le Sénégal, la Gambie et les deux Guinée”, confirme l’accusé. Qui précise : “Je ne me rappelle pas du contenu de ce projet envoyé dans un forum ou j’étais membre sur Telegram. Je n’en suis ni le concepteur, ni le destinataire. Je ne pouvais pas en parlé aux autorités vu que j’étais en route”, a-t-il répondu au juge qui s’est interrogé sur son silence sur cette affaire.

Ni avec Daesh ni avec Boko Haram

Selon Diokhané, ce projet, s’il avait abouti, visait les Français et non des Sénégalais. “C’est un document de Abu Said. Je me demandais si c’était sérieux. Et si cela l’était, je n’allais pas y adhérer. Parce que, je ne vois pas son importance. Encore que je suis Sénégalais. J’ai aussi dit que pour installer une unité pour le Daesh, il fallait avant tout avoir des membres de Daesh, ici. Je n’ai pas adhéré à ce projet. Je le conteste et défie quiconque de m’amener la preuve du contraire”, soutient-il.

Concernant son adhésion à Daesh, Diokhané conteste aussi. “Je le conteste et dit que jusqu’au moment où je parle, je n’ai jamais pris conscience de ma quelconque proximité avec des combattants. Je n’ai travaillé ni avec Daesh ni avec Boko Haram. Je ne suis pas avec Daesh parce qu’ils ne m’ont pas convaincu de la nécessité d’installer une croyance ou un comportement par la force”.

Avec seneweb

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