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Manchester United – Avec Mourinho, les grands joueurs n’ont aucun traitement de faveur

José Mourinho n’éprouve aucune difficulté à écarter les grands noms de son effectif. Dernière preuve en date, Paul Pogba à Manchester United.

Paul Pogba l’a appris à ses dépens. Il a beau être le joueur le plus cher de l’histoire de Manchester United (105 millions d’euros hors bonus) et avoir un statut de superstar, il n’échappe pas à l’ire de José Mourinho lorsque celle-ci est provoquée. Mercredi dernier, le milieu de terrain a débuté le huitième de finale aller de la Ligue des champions sur le banc à Séville au profit du jeune Scott McTominay (21 ans). Un affront de plus pour celui que l’on dit en froid avec son entraîneur. Depuis plusieurs semaines déjà, les rumeurs de vives tensions entre les deux hommes garnissent les pages de la presse britannique. Cet épisode est venu confirmer le malaise ambiant. Une situation qui se répète encore et encore dans la carrière du Special One.

Car cela fait aussi partie de la méthode Mourinho. Piquer ses joueurs pour les mettre au travail est devenu une habitude. Officiellement, le technicien reproche à son poulain une « mauvaise période » où ses performances moyennes ne lui garantissent plus une place dans le groupe ou le onze de départ. D’autres joueurs en ont fait les frais avant lui. En 2010, alors qu’il entraîne le Real Madrid, le Lusitanien n’y va pas par quatre chemins : « Benzema ne joue pas bien. Nous n’allons pas cacher la vérité. » Un constat limpide qui précipite le Français sur le banc. Cinq ans plus tard, c’est Eden Hazard qui est visé. « Eden n’est pas le genre de joueur à se sacrifier pour l’équipe, avait déclaré Mourinho l’élimination de Chelsea en demies de la C1 face à l’Atlético. Il est le genre de joueur qui n’est pas prêt mentalement à laisser sa vie pour aider son arrière gauche. » La sanction est immédiate, comme pour ses homologues.

Du mal à dissocier le personnel du professionnel

Le sportif n’explique pourtant pas à lui seul que Mou mette au ban des joueurs de renom. Juan Mata et Bastian Schweinsteiger demeurent des cas plus flous. Pour l’Espagnol, la pilule est dure à avaler. Élu meilleur joueur des Blues lors de ses deux saisons précédentes, il est placardisé par son nouvel entraîneur débarqué à l’intersaison. L’Allemand, de son côté, sait simplement que son manager ne compte pas sur lui. Rien de plus. Il a beau être champion du monde et capitaine de la Mannschaft, il n’a droit à aucun traitement de faveur. Les deux n’ont d’autre choix que de quitter le navire pour retrouver temps de jeu et sérénité. Les deux milieux ont pourtant eu droit à un mea culpa direct de leur bourreau. C’est assez rare pour le souligner. Des excuses pour l’Allemand à son départ à Chicago, et du temps de jeu pour le second qu’il a retrouvé sous le maillot des Red Devils en juin 2016.

Jose Mourinho and Iker Casillas

Iker Casillas est un autre dossier épineux et pourrait à lui seul pointer du doigt une fâcheuse tendance de son ex-mentor au Real Madrid : ne pas parvenir à dissocier le personnel du professionnel. Figure emblématique dans la capitale espagnole, le gardien de but a été tourné en ridicule sur la fin de son aventure dans son club de toujours. En cause ? Un appel téléphonique à Xavi, alors joueur du rival Barcelone, après un Clasico tendu que son coach n’aurait que peu goûté. Résultat, le portier est mis sur la touche. Alors qu’il a le feu vert du staff médical, le capitaine fait banquette en Ligue des champions face à Galatasaray en 2013. Une première depuis 11 ans. Mourinho a alors débuté une guerre larvée qu’il pourrait aussi mener face à Paul Pogba. Si son rendement sur le terrain est pointé du doigt, il se murmure aussi outre-Manche que le principal problème s’appellerait Mino Raiola, l’agent omniprésent du Français…

Kaka, Henrik Mkhitaryan, Kevin De Bruyne, Mesut Özil… La liste des cibles privilégiées de José Mourinho est longue comme le bras. Qu’elles soient d’ordre sportif ou personnel, les raisons d’écarter un joueur semblent toutes tendre vers le même constat : José Mourinho détient les pleins pouvoirs et entend asseoir pleinement son autorité. Quel meilleur moyen de l’affirmer que de rappeler à l’ordre les joueurs de renom ? S’il ne compte plus sur un joueur, il le montre. S’il le trouve mauvais, il le dit. Si son mode de vie lui déplait, il l’écarte. Il a trouvé là encore la façon d’affirmer sa supériorité dans le club qu’il dirige, en dépit des joueurs, de leur statut, de leur prix mais aussi des dirigeants. En bref, le boss, c’est lui. Le natif de Setubal est passé maître dans l’art de la guerre d’égos. Et très souvent, à la fin, c’est lui qui en ressort vainqueur.

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