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L’Etat es ses démembrements, premiers acteurs de la corruption!

Un récent rapport publié de L’office national de lutte contre la fraude et la corruption(OFNAC) a indiqué que le secteur public est perçu comme celui ou les cas de corruption sont les plus nombreux avec 93 %
En d’autres termes, ce sont les principaux agents avec lesquels le citoyen a des relations immédiates qui sont pratiquement en cause. Voyons de plus près cependant ce phénomène de corruption ! Pour que l’on puisse parler de corruption il nous faut impérativement un corrupteur et un corrompu. Si l’on réduit le phénomène à l’échelle publique dans les relations des citoyens avec les agents de l’Etat, il appert que la responsabilité est partagée. Oui, en le sachant ou pas, le citoyen se met dans la peau d’un corrupteur.
Si par exemple, pour la diligence du traitement d’un acte à l’état civil je dois payer l’agent qui en est chargé ,il faut vraiment que je me rende compte de ma maladie. Oui, je suis en train de lui donner de l’argent pour qu’il fasse son boulot, ce pourquoi on le paie ! Et lui, il a l’impudence d’accepter tout en sachant que la diligence dans son travail constitue l’une des principales raisons d’existence de son poste : servir le public avec diligence. Cet état d’esprit est encré dans le Sénégalais à tel enseigne qu’il est devenu normal de s’adonner à la pratique ! C’est à se demander si le pouvoir publique lui-même n’est pas que le reflet de son mandant. On pourrait multiplier les exemples en parlant de la corruption des agents de la circulation en passant par celle des pseudos forces de l’ordre pour en arriver à la perversité de certaines pratiques douanières. Dans tous les cas, le constat reste le même : la pratique de la corruption est devenue plus vulgaire pour L’homo senegalensis que le fait de respirer.
L’heure est grave, que l’on ne s’y trompe pas. Que l’on puisse considérer la corruption comme un acte normal, banal alors que c’est expressément réprimé par toute loi dotée d’un tantinet d’éthique dénote tout bonnement d’une personnalité délinquante d’une maladie sévère. La refonte de l’esprit du Sénégalais sur ce point n’est qu’urgente !

Sen petit Sénégalais !

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