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Sports

Le ballon du Mondial 2018 fait (déjà) polémique

Alors que les souvenirs du « terrible » Jabulani, insaisissable lors de la Coupe du Monde sud-africaine en 2010, sont encore dans tous les esprits, le ballon qui sera utilisé au Mondial 2018 est également redouté par les derniers remparts.

En effet, les récentes rencontres internationales de mars ont mis en rogne certains gardiens qui découvraient le Telstar 18, ballon officiel du Mondial russe. Si elle est équipée d’une puce qui permettra aux spectateurs d’obtenir de nombreuses informations, c’est pour ses folles trajectoires et ses courbes étranges que la sphère conçue par la firme allemande Adidas se fait actuellement remarquer.

Les gardiens bondissent de colère

« Il est vraiment étrange, il prend des trajectoires bizarres, je pense qu’il aurait pu être amélioré« . Tels étaient les propos du gardien de la Roja David De Gea à l’issue de la confrontation qui a mis aux prises l’Espagne et l’Allemagne en mars dernier (1–1).

Le portier de Manchester United n’est d’ailleurs pas le seul gardien à fustiger Telstar 18. Son remplaçant, Pepe Reina, appelle même à « le changer » :

«Ils devraient le changer, il reste encore du temps», a clamé le dernier rempart de Naples, qui assure que l’on risque de «voir plus de 35 buts à cause de ce ballon» en Russie.

Même son de cloche chez le gardien de la Nazionalmanshaft et du FC Barcelone, Marc-André ter Stegen, un brin moins résigné : « nous allons devoir faire avec et essayer de le maîtriser. Mais il bouge énormément et est très difficile à capter… ».

Le souvenir du Jabulani de 2010

La controverse autour du ballon officiel du Mondial 2018 n’est pas sans nous rappeler celle autour du Jabulani, la gonfle version sud-africaine de 2010. L’immense majorité des portiers qui l’avaient essayé s’en étaient plaints.

Certains buts, et notamment la mémorable réalisation du milieu de terrain des Black Stars du Ghana Sulley Muntari face à l’Uruguay en quart de finale (1-1, 4-2 TAB), illustrent parfaitement les trajectoires pour le moins étranges que prenait la sphère. Le gardien de ‘La Céleste’ Fernando Muslera parlait même d’un « ballon de plage » à l’issue de la rencontre.

Le malheur des uns fait le bonheur… de Dani Alves

Si le Telstar 18 fait bondir les gardiens de but, les amateurs de frappes lointaines semblent déjà adopter la gonfle pixelisée. A l’image de Dani Alves, coutumier des frappes lourdes : « C’est très mauvais pour celui qui l’arrête. Mais pour celui qui tire c’est un régal », a affirmé le latéral droit de la Seleção après Russie-Brésil (0-3), en mars dernier.

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